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09/12/2011





ALBERT JOUANNEAULT
un talentueux sculpteur


Nous connaissons, au Puy-Notre-Dame,
Albert Jouanneault
sculpteur du monument aux morts.
Nous avons déjà évoqué sa carrière ( lire * ).
Voici une oeuvre originale, un macaron, magnifique création toute en finesse
montrant le véritable talent de l'artiste  qui fut, sans le renier,
contraint de faire des monuments de circonstances, également avec talent.





sa signature


03/02/2011


le Puy-Notre-Dame et la guerre 1914-1918




UN POILU
pour 2 communes
LE PUY-NOTRE-DAME (49)
et
BOIRON (60)


Le sculpteur Albert Jouanneault livra le poilu ponot 
à la commune de Boiron dans l'Oise.
le monument aux morts du Puy fut inauguré en 1919.
Celui de Boiron en 1921.





UN DOSSIER DE PLUS EN PLUS COMPLET
sur
 Albert Jouanneault


27/12/2010





ALBERT JOUANNEAULT
SCULPTEUR

Courtisane - Salon des Artistes Français - 1912

Albert Jouanneault n'est pas qu'un sculpteur de monuments aux morts tel celui du Puy-Notre-Dame, c'est aussi un véritable artiste qui exposa dans les plus grands salons  du début XXème siècle. Il est aussi un être qui ne manque pas d'humour. Cet article de 1928, du vivant de l'artiste,  le démontre. Albert Jouanneault décédera en 1944.







 Jean Jaures - mairie de L'Haye les Roses
buste acquis par la commune en 1932


Albert Jouanneault à droite


Chambre des Notaires - PARIS

O0O


AUTRES MONUMENTS :

monument aux morts - Baron - Oise
réplique du monuments aux morts du Puy-Notre-Dame



A. DUPETIT-THOUARS à SAUMUR

Monument aux Morts - FONTEVRAUD




Monument aux Morts - BRÉZÉ


monument aux morts - Stenay - Meuse
lire cette page : *



JEAN JAURES
mairie de Rives - copie de celui de l'Haye les Roses
montré plus haut


O0O


ARTICLES DE JOURNAUX



OUEST ECLAIR  - 21 04 1931



 OUEST ECLAIR - 11 08 1935


OUEST ECLAIR - 01 07 33



OUEST ECLAIR - 04 07 1933

OUEST ECLAIR - 10 06 1936

La skieuse - 1938


OUEST ECLAIR - 11 06 1938





RÉSUMÉ :



Albert Jouanneault est né à Saumur, dans le Maine-et-Loire, en juin 1888. Il étudie le dessin et le modelage, puis fréquente l'École des Beaux-Arts d'Angers. Il a également étudié à l'École des Beaux-Arts de Paris et dans l'atelier d'Antonin Injalbert. 


Il expose pour la première fois au salon en 1909 avec une sculpture intitulée Printemps, qui connaîtra ensuite un succès considérable avec des œuvres remarquables telles que La Courtisane, L'Enfant au Chat et Petit Faune. En 1925, il reçut une mention honorable pour sa figure Femme à la Herrade.



Après avoir été prisonnier pendant la Première Guerre mondiale, Jouanneault est retourné à la sculpture et a reçu de nombreuses commandes de monuments et de monuments commémoratifs. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il rejoignit le mouvement de résistance Saumur.
Il prend la tête du centre d'accueil des réfugiés, installé dans le foyer du Théâtre. Ensuite, il dirige le bureau municipal du Ravitaillement, un poste de haute importance et fortement paperassier ( il doit gérer 116 000 fiches par mois ).
Il entre dans le réseau saumurois de Résistance, auquel il fournit de fausses cartes d'alimentation.
Il fut arrêté lors d'une rafle en septembre 1943 et déporté à Buchenwald, où il mourut en 1944, probablement du typhus. Sa disparition est officialisée le 28 mai 1945.




O0O

Histoire d'une statue
par Guy Walters
Cliquer sur l'image ci-dessous
appliquer la traduction

20/02/2009



MONUMENT AUX MORTS
DIVERSES PHOTOS








03/01/2008

 


LE PUY NOTRE DAMEet
LE MONUMENT AUX MORTS
ALBERT JOUANNEAULT
(1988 - 1944)

Ce monument aux morts de la guerre de 1914-1918
est l'oeuvre du sculpteur Jouanneault .
Il date de 1920 et représente un soldat - poilu.
.


A PROPOS DES MONUMENTS AUX MORTS :
....Les pertes consenties de la Grande Guerre ont été mesurées, au niveau national, seulement après le conflit.
S'en est alors suivi un travail de deuil qui n'a pas cessé durant tout l'entre-deux-guerres.
La nation a mesuré l'ampleur du bilan humain à travers les monuments aux morts, proportionnellement plus chargés dans les campagnes que dans les villes. Ces monuments ne constituent pas seulement une mise à plat des souffrances de la nation. Ils sont autant de signes de la réintégration de certaines catégories sociales qui avaient du mal à se faire accepter comme partie intégrante de la nation en 1914 : les catholiques et les ouvriers par exemple.
Les monuments aux morts sont égalemet le symbole d'une acceptation de la guerre. En 1922 ou 1923 quand la plupart d'entre eux est érigée, la tendance pacifiste ne l'a pas encore emporté et la majorité des monuments révèle une revendication de la guerre, même au prix d'une version doloriste. Comme durant la guerre, les manifestations pacifistes, notamment gravées dans la pierre des monuments, sont rarissimes.
Ce travail est donc précieux aux yeux de l'historien. À mi-chemin entre l'œuvre de reconstruction et de reconstitution, il prend en considération les sensibilités de l'immédiat après-guerre où chacun croyait que les sacrifices endurés, dans un conflit qui fut le premier conflit d'extermination culturelle du XXème siècle - tant chacun des adversaires était convaincu que le barbare était l'autre - allaient porter leurs fruits et que plus aucune génération ne connaîtrait la guerre. Il allait falloir attendre les lendemains des abominations de la Seconde Guerre mondiale, dont les racines sont bien souvent à rechercher dans la Grande Guerre, pour pouvoir entrevoir ce rêve des combattants de 1914-1918.
Monuments aux morts et « devoir d'histoire »
François COCHET. Professeur d'histoire contemporaine Université de Metz
.


Albert Jouanneau est né à Saumur le 9 juin 1888 ; ancien élève du Collège de Garçons, ami d'Alfred Benon, il étudie la sculpture à Paris dans l'atelier d'Antonin Injalbert. Il participe au premier conflit mondial (66è RI). Il est fait prisonnier et s’évade du camp allemand d'Erfurt.

Après la Guerre de 14-18, il reçoit commande d'un grand nombre de monuments aux morts, qu'il exécute dans un style standardisé ; outre celui du Puy Notre Dame, celui de St Hilaire St Florent, Brézé, Fontevrault dans la région. Il est l'auteur d'oeuvres plus personnelles, dont les musées du château de Saumur possèdent des maquettes, en terre cuite ou en plâtre.
Il est surtout présent à Saumur par la statue d'Aristide Aubert Dupetit-Thouars, élevée devant la Poste.

Au cours de la seconde guerre mondiale, Albert Jouanneault, revenu à Saumur, dirige le bureau municipal du Ravitaillement, poste de haute importance. Il entre dans le réseau saumurois de Résistance (réseau P.A.R.A.H.R.), pour lequel il fabrique de fausses cartes d'alimentation. Il est arrêté au cours d'une rafle de nuit du 17 au 18 septembre 1943.
Déporté au camp de Buchenwald, il y décède en 1944, probablement du typhus. Sa disparition est officialisée le 28 mai 1945.