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11/01/2013

 
 
 
 
 Carte postale d'amitié signée Gazeau
21 janvier 1916
 
 
"Auréole" et "esprit de victoire" de l'époque....
les Poilus sont venus faire un petit tour...
 
 
Ceci nous semble du patrimoine...
et il doit y en avoir dans les greniers...
 
 
 

11/11/2012

le Puy-Notre-Dame et la guerre 1914-1918
 



 LE PUY-NOTRE-DAME
INAUGURATION DU MONUMENT AUX MORTS
10 avril 1921



 
Pour comprendre cette photo au ton cérémonial, notre site retranscrit
ce qu'était la vie au village pendant la première guerre.

 
« Les soldats partirent la fleur au fusil ».
« Dans un mois nous serons à Berlin ».

La guerre fraîche et joyeuse tourne vite au sanglant cauchemar, la liste des premiers morts arrive et le nombre de blessés est tel que l'on doit les évacuer à l'arrière et que le 16 août, 2 semaines après la déclaration de la guerre, on doit transformer une partie de l'hospice en ambulance. Le 10 octobre une seconde est créée dans l'école libre de filles et la mairie prend des mesures d'urgence rapidement : il faut prévoir une somme pour recueillir les vieillards évacués d'un hospice d'Ivry, remettre les taxes sur les chevaux et charrettes réquisitionnés et dégrever d'impôts locaux les mobilisés. La municipalité prend en charge les produits pharmaceutiques et le salaire d'une femme pour aider à l'hospice. Mais sans formation spécifique la commune demande l'aide sanitaire, consciente qu'elle ne pourra faire face seule ; cette année, elle pleure déjà 16 morts. En 1915, les problèmes s'accentuent et le budget est devenu insuffisant, les revenus baissent et les frais augmentent : œuvres de guerre, secours aux invalides et aux orphelins. Le docteur Druet, entré au conseil se dépense sans compter et l'ambulance de l'école Saint-Louis est dirigée par l'énergique abbé Tusseau. On doit se résoudre à demander une aide au préfet « sans compromettre la défense nationale » et ne pas oublier l'aide habituelle aux vieillards. La gestion de la commune est devenue un véritable casse-tête, en outre 15 morts de plus sont à déplorer.
1916. La guerre s'enlise, 5 morts seulement, peut-on dire, les affaires courantes semblent prendre le dessus, la mairie envisage même la reconstruction du lavoir de la Fontaine de Cix. Le 14 juillet, fête patriotique s'il en fut, sera célébrée en 1917, mais sans joie car, +6 veuves de guerre viennent s'ajouter à celles déjà nombreuses de cet interminable conflit. Il faut aider ces familles et aussi subventionner « l'œuvre de la Cocarde du Souvenir ». Un autre problème surgit : la pénurie alimentaire. La municipalité a dû réguler le prix du lait et, en 1918, conseiller aux agriculteurs et autres travailleurs de force, de remplacer le pain, rationné à 400 gr par jour, et de consommer plus de pommes de terre et de haricots. Cependant ce qui est possible pour les repas pris à la maison se fait impossible l'été, au mois d'août « les hommes doivent fournir 18 heures de travail et 100 gr de pain sont insuffisants pour les quatre repas indispensables, durant ces longues journées de labeur ». Cet argument permet de demander à l'Office départemental de tenir compte de la situation des moins riches qui ne peuvent se procurer d'autres aliments nourrissants et ainsi d'augmenter de 350 gr la ration de pain. En effet, les repas « pris sur le pouce » et les collations demandent beaucoup de pain, toujours aliment de base.
Autre préoccupation, l'hôpital de guerre qui grève un budget trop faible et aussi les pupilles de la nation à prendre en charge. La solidarité joue à tous les niveaux, les enfants eux-mêmes y participent, «les enfants des écoles publiques ont abandonné leur récompense de 200 frcs au profit des œuvres de guerre ». La commune est particulièrement touchée cette année-là : 17 tués et combien d'orphelins ? 58 élèves indigents sont secourus, la détresse atteint son comble, l ‘assistance prime sur le budget consacré aux affaires courantes.
Pas de triomphalisme en 1919, malgré la paix revenue, il reste trop de plaies à penser, 59 morts à pleurer, des veuves, des enfants, de vieux parents à soutenir et le budget reste toujours insuffisant. Il faudra attendre l'année suivante pour se rendre compte que le Puy émerge de ces tristes années. Cependant une grande partie des ressources communales doivent porter secours à ceux qui ont perdu les leurs dans le conflit ; le conseil vote une allocation de soutien de famille et emprunte 5000 frcs dans le but d'élever « un monument aux enfants du Puy morts pour la patrie ». Ce monument doit être érigé sur le Champ de Mars, le devis s'élève à 140500 frcs, il ne convient pas de lésiner sur l'hommage à rendre aux glorieux disparus et par conséquent à leurs familles.
Les anciens combattants ne sont pas oubliés, l'année suivante la commune leur offre un banquet faisant suite à l'érection du monument aux morts. La commune « ruinée » doit solliciter 1700 frcs de subvention, afin de pouvoir inviter les anciens combattants nécessiteux. Elle fera un effort pour recevoir les soldats indigents, morts au combat, dont les corps sont rapatriés, elle concédera, gratuitement, 2 mètres carrés dans le cimetière. Pendant plusieurs années encore, l'assistance perdure en faveur des blessés de cette guerre, peu à peu les pensions octroyées par l'Etat prendront le relais. Sur les ruines et les deuils, une grande espérance se transforme en certitude : ce sera « la der des der ».

Extrait LE PUY NOTRE DAME - Odile Métais-Moreau. Ed : CHEMINEMENTS



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Le résumé
de l'inauguration du monument aux morts
10 avril 1921

L'ECHO SAUMUROIS du 13 AVRIL 1921
 
 
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la Sté des Lettres, Sciences et Arts du Saumurois
ne sera pas de reste
dans son numéro d'avril 1921 
 
  
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AUTRES PHOTOS

En route vers l'église






 



LA CÉRÉMONIE


M. Boucher, maire du Puy-Notre-Dame et le conseil municipal recevait pour l'occasion
M. Roimarmier, sous-préfet, 
M. de Grandmaison, député et conseiller général,
le  docteur Gaudrez, conseiller d'arrondissement. 





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Rendons hommage aux Ponots tués,
inscrits sur le monument
qui ne reverront plus leur village
 
1914
 
Victor Bertin
Ernest Blanchard
Hippolyte Charpentier
Joseph Chiron
Auguste Coicault
Léon Devallon
Auguste Fillon
Pierre Got
Joseph Gruais
Arthur Legrand
Ferdinand Poireau
Julien Saumureau
Pierre Tijou
Charles Tonnoir
Victor Mabille
? Raimbault

 
1915
 
René Briand
Armand Charry
Charles Clée
Charles Douet
Albert Fouchereau
Pierre Girardeau
Firmin Goussé
Théophile Gindeuil
Raphaël Lecomte
Eugène Marteau
Ernest Nicole
Eugène Primeau
Léon Turpault
Baptiste Volerit
Louis Gabard

 
1916
 
Jean Guillou
Auguste Herault
Emile Jouanier
Charles Montaudon
Georges Plantin
Armand Richard
Louis Fouquet
Alfred Gouffier
Alfred Jousselin
Jules Lemercier
Emile Sancier
René Talbot
Omer Vollerit
Emmaniel Mabille
Eugène Pia
Eugène Piolet
Jules Tijou
Eugène Dujour

 
1917
 
Charles Biard
Ernest Brin
Charles Chalopin
Louis Huet
Eugène Jolivet
Alfred Lucazeau

 
1918
 
Jules Baud
Firmin Benêteau
Daniel Biguet
Eugène Brevet
Raymond Desbarres
Alexis Dureau
Alexandre Fouet
Auguste Barbault

Photo prise au lendemain de la cérémonie
du monument sculpté par Albert Jouanneault.
Le socle est l'œuvre de M. Ruéche.


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Cette liste importante pour un village modeste
tel que le Puy Notre Dame
doit faire réfléchir...
 
 

11/11/2011

le Puy-Notre-Dame et la guerre 1914-1918



 
LE PUY NOTRE DAME
la guerre de 1914 - 1918
le 11 novembre
. L’air grave d’ officiels habitués, aux oreilles lassées de clairons et de roulements de tambour... le tout suivi du traditionnel défilé dans un village vide... suivi d’un vin d’honneur, tel est la cérémonie sans surprise du 11 novembre.
Notre site, sans vouloir se démarquer et critiquer quiconque, vous offre aujourd’hui en toute simplicité un plus dont pourrait profiter les habitants, principalement les enfants des écoles, sur le vécu malheureux de jeunes gens ponots partis au front en toute ignorance de leur sort, sur simple ordre de l’autorité républicaine soit disante clairvoyante.
Bilan désastreux que ce conflit ! … 1.400.000 morts environ en France dont les monuments sont au nombre des églises.
Amère réflexion dont on se se passerait ! personne ne fut épargnée, sans parler des conséquences à vivre pour les familles.
Les fiches des soldats ponots disparus inscrits sur le monument aux morts du Puy et enterrés sur place sont ici montrées (sauf celles non trouvées). Elles sont à lire attentivement et feront ressortir évidences et réflexions permettant de comprendre notre passé etet peut-être de réfléchir sur les décisions inconséquentes de certains responsables politiques.



Afin de mieux saisir ce voyage pour l'enfer, voici un extrait de récit narrant l'histoire du 135ème R.I (Angers), dans lequel furent mobilisés de nombreux Ponots, du départ pour le front aux premiers jours de combat :
 
Lors de l’agression allemande de 1914, le 135ème est entièrement composé de Bretons et d’Angevins. Dès l’ordre de mobilisation, c’est une hâte fébrile jusqu’au 5 août, jour où le Régiment quitte Angers, montant vers les frontières de l’Est où se concentrent nos troupes. Il débarque en Lorraine, dans la région de Pont Saint Vincent, avec la 18ème D.I, à laquelle il appartient. C’est alors une série de marches, de déplacements, d’organisations défensives, depuis l’arrivée au col de Millery, jusqu’au 21 août où le régiment, franchissant la Meuse, entre en Belgique. Ce n’est que le 22 août au soir que le 135ème prend contact avec l’ennemi dans la région de Bièvres ? L’artillerie ennemie, à cette époque bien supérieure à la nôtre, nous cause des pertes cruelles : 17 officiers, 1500 hommes tués ou disparus, tel est le bilan de la première journée de bataille.
Le repli des forces françaises a commencé. Le 135ème chargé de maintenir l’ennemi pendant le repli de sa division, soutient pendant 5 heures un combat héroïque et s’illustre par une brillante charge à la baïonnette….
… le 29 août…le Régiment décimé n’a plus eux que deux compagnies disponibles. Le Colonel Graux n’hésite pas un instant à donner l’attaque et part en avant, entraînant ses deux compagnies, qui chargent héroïquement avec le drapeau. Mais la violence du feu les oblige à s’arrêter après quelques centaines de mètres… Ce fut une des plus dures journées du Régiment ; il avait perdu 11 officiers, 1100 hommes.
Les hommes qui restent, accablés de chaleur ou de fatigue, n’ont plus de sacs, soit qu’ils n’avaient pu les porter plus longtemps, soit qu’ils les aient déposés pour ne plus les retrouver pour l’héroïque contre-attaque.


Ci-après la liste des Ponots disparus sur place.
Les noms désignés en caractère bleu sont ceux
dont nous n'avons pas trouvés les fiches.
 
 
1914

Victor Bertin
Ernest Blanchard
Hippolyte Charpentier
Joseph Chiron
Auguste Coicault
Léon Devallon
Auguste Fillon

Pierre Got
Joseph Gruais
Arthur Legrand
Ferdinand Poireau

Julien Saumureau
Pierre Tijou
Charles Tonnoir
Victor Mabille
Raimbault
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1915.René Briand
Armand Charry
Charles Clée
Charles Douet
Albert Fouchereau
Pierre Girardeau
Firmin Goussé
Théophile Gindeuil

Raphaël Lecomte

Eugène Marteau
Ernest Nicole
Eugène Primeau

Léon Turpault
Baptiste Volerit
Louis Gabard

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1916
.
Jean Guillou
Auguste Herault
Emile Jouanier

Charles Montaudon
Georges Plantin
Armand Richard
Louis Fouquet
Alfred Gouffier
Alfred Jousselin
Jules Lemercier
Emile Sancier
René Talbot
Omer Vollerit

Emmaniel Mabille
Eugène Pia
Eugène Piolet

Jules Tijou
Eugène Dujour
.

















1917
.Charles Biard
Ernest BrinCharles Chalopin
Louis Huet
Eugène Jolivet
Alfred Lucazeau
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1918
.
Jules Baud
Firmin Benêteau
Daniel Biguet
Eugène Brevet
Raymond Desbarres
Alexis Dureau

Alexandre Fouet
Auguste Barbault
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